Le reporting de durabilité 2.0
Certains parlaient d’allègement, d’autres de recul de l’ambition climatique, d’autres encore d’un nécessaire pragmatisme réglementaire. Six mois plus tard, le paysage a déjà changé. La CSRD n’a pas disparu, loin de là, mais elle entre dans une phase d’ajustement stratégique. Et une question revient dans toutes les directions ESG : À quoi va ressembler le reporting de durabilité dans les prochaines années ?
La directive CSRD se transforme en chemin
La première année de reporting CSRD a agi comme un révélateur.
Collecter des centaines de datapoints, mobiliser des dizaines de contributeurs internes, comprendre les subtilités de la double matérialité… Pour beaucoup d’organisations, la marche a été plus haute que prévu. Le retour du terrain a donc été clair : les normes doivent être simplifiées.
C’est précisément la mission confiée à l’EFRAG avec les ESRS “Set 2” : revoir les standards, réduire le nombre de points de données, clarifier les exigences et rendre les textes plus opérationnels pour les entreprises. Les premières propositions vont dans ce sens.
Dans plusieurs ESRS, entre 50 % et 80 % des datapoints pourraient disparaître ou devenir optionnels. Certaines thématiques (comme l’eau ou la biodiversité), verraient leurs exigences drastiquement réduites.
Dans le même temps, la structure des normes évoluerait : les obligations plus clairement identifiées, les recommandations séparées des exigences de publications, des guides méthodologiques indépendants du texte.
En apparence, le mouvement est simple : simplifier. Dans la pratique, il ouvre une nouvelle période d’incertitude.
Entre simplification et incertitude réglementaire
Car simplifier une norme ne signifie pas simplifier la réalité. Dans les directions ESG et finance, les équipes se retrouvent aujourd’hui face à une situation paradoxale : elles doivent continuer à structurer leur reporting, tout en sachant que les règles pourraient encore évoluer.
Faut-il anticiper les futures normes ? Faut-il rester strictement aligné sur les ESRS actuels ? Comment adapter les processus internes sans tout reconstruire dans deux ans ?
Ces arbitrages deviennent stratégiques. Et ils dépassent largement la seule question du reporting. Car derrière les ESRS, c’est toute l’architecture de la donnée ESG qui se construit : collecte, fiabilité, gouvernance, auditabilité. Des enjeux qui concernent désormais les directions RSE, finance, IT, RH, Achats, compliance…
Une nouvelle étape pour comprendre la CSRD 2.0
C’est précisément pour éclairer ces questions que kShuttle organise le 2 avril prochain la 4ᵉ édition de kShuttle Connect, consacrée au décryptage des ESRS Set 2.
Pour la première fois dans ce cadre, les discussions réuniront :
- Anna Dauteuil , Senior Technical Manager à l’EFRAG
- Charlotte Jonchère , Manager Conseil et Audit RSE chez RSM France
- Arielle Razat et Naouël Noury, expertes kShuttle
Un dialogue rare entre rédacteur des normes européennes, auditeur et éditeur de solutions de reporting.
L’objectif : revenir sur ce qui change réellement dans les normes et sur ce que les entreprises doivent anticiper dès aujourd’hui.
Car au-delà des textes, ce sont des questions très concrètes qui seront abordées :
- comment préparer le passage des ESRS Set 1 aux ESRS Set 2
- quelles données resteront réellement nécessaires
- comment structurer ses campagnes de reporting dans un cadre réglementaire mouvant
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Plus d’infos :
kShuttle Connect | 4ᵉ édition – CSRD 2.0 : Quelles perspectives pour aborder votre reporting de durabilité ?
📍 Courbevoie 🗓 2 avril 2026 – 8h30 à 12h30
Une matinée d’échanges pour comprendre, anticiper et structurer la les prochaines étapes du reporting ESG.